Une pièce endommagée n'est plus stable chimiquement et son altération doit
être stoppée.
De plus on a tout intérêt à faire restaurer une oeuvre ancienne qui nous
est chère ou qui a une forte valeur pécuniaire.
Pour les céramiques, les restaurations anciennes (plâtre, gouache, agrafes)
que l'on détecte très vite, peuvent défigurer des pièces de fine exécution.
Dire que celà « fait plus authentique » est alors du snobisme quand on sait
le bien que peut faire une restauration bien réfléchie.
La plupart du temps, la clientèle exige des restaurations invisibles, dites
aussi "illusionnistes", mais il est possible de proposer d'autres
alternatives à ce mode restauratoire :la restauration à la japonaise, appelée kin tsugi, (très pratiquée dans la plupart des grands musées asiatiques) magnifie les
blessures du temps sur l'objet. Les manques et les fêlures de la céramique
sont reconstitués à l'or fin. Cela convient très bien à des rakus, et
autres pièces asiatiques.
Pour la dorure, il est possible de reconstituer des éclats, des moulures,
et autres éléments de stucs cassés et absents.
Une dorure trop esquintée montre très vite ses blessures blanchâtres, une
reprise est toujours préférable, il est aussi parfois nécessaire de
stabiliser et fixer des écaillures menaçantes.
Les objets en bois doré retrouvent ainsi une grande harmonie.